Les savons du Gâtinais gagnent à se faire mousser

Les savons du Gâtinais gagnent à se faire mousser

On a découvert avec plaisir les savons du Gâtinais. Leur créatrice a commencé par expérimenter pour la famille, avant de vivre des produits qu’elle a perfectionnés. Passion savons, par une Essonnienne enjouée.

« Les produits que je vends sont réalisés avec les mêmes recettes que celles des savons que je réalisais pour mes filles petites. » Alors jeune femme, Géraldine Mollé tombe dans la marmite du fait main : les yaourts, le pain, les produits de beauté… « J’aimais la qualité du fait maison et la douceur des savons ». Elle expérimente beaucoup, et d’huiles végétales en beurre et cire naturelle, elle se perfectionne. Il y a sept ans, ce qui n’était au départ qu’un jeu devient une aspiration professionnelle : elle crée la Savonnerie du Gâtinais. Et elle continue de s’appuyer sur ses producteurs locaux : l’apiculteur, le cressonnier et autres artisans.

Savonnerie Gâtinais guitare

Isabelle C., adhérente en charge des produits d’hygiène, et Sylvie, également adhérente à l’Épi du Val d’Orge, ont testé ces produits. « J’apprécie beaucoup le fait que les savons ne sont pas trop parfumés », exprime Isabelle. Sylvie de surenchérir : « J’adore la qualité moussante du shampoing solide. » Ce jour de juillet 2026, toutes deux rencontrent Géraldine Mollé dans son atelier à Bouray-sur-Juine. C’est dans une fraîcheur toute relative, canicule oblige, qu’a lieu la visite des trois pièces. Le laboratoire abrite la « guitare », instrument qui sert à couper les pains de savon. Les derniers savons moulés, le charriot et l’orgue trônent à proximité. L’orgue, nommé ainsi par son créateur, le père de Géraldine, est fait de tubes qui vont donner leur forme aux savons ronds. Dans la seconde pièce, on trouve un buffet sur lequel l’artisane présente tous ses produits, y compris les déodorants et cosmétiques. Et dans la dernière, les savons sont en train de sécher ou prêts à être étiquetés.

Savonnerie Gâtinais savons

« Le label bio est tellement exigeant que j’ai décidé de ne pas le solliciter, confie Géraldine. Mais en privilégiant les producteurs locaux, en faisant appel à des fournisseurs bio pour des produits qui viennent de loin et en minimisant les déchets, je donne un sens à mon activité qui me convient totalement. » Et, malgré une activité en petits volumes, elle ne peut se soustraire aux règles d’hygiène. Son laboratoire répond aux normes imposées par l’Europe. Elle est contrainte de déclarer chaque composant de ses produits sur un site européen. La liste des allergènes ne fait d’ailleurs que s’allonger. C’est pourquoi la savonnière s’est entourée d’un toxicologue qui valide les compositions et indique les composants à inscrire sur les étiquettes.

Géraldine vend à des particuliers, et également à un intermédiaire qui fait connaître ses produits à la grande distribution en Île-de-France. L’Épi du Val d’Orge est heureuse de faire partie de ses clients ; les produits de qualité de la Savonnerie du Gâtinais devraient ravir les adhérents.

Vous voulez découvrir les savons du Gâtinais ou l’Épi du Val d’Orge ? Contactez-nous.